Michael Thévenet et Bernhard Rieder montrent, dans un article disponible sur Boson2x mais publié dans les actes du colloque « Enjeux et usages des TIC. Aspects sociaux et culturels » qui s’est tenu du 22 au 24 septembre 2005 à Bordeaux, comment le code informatique modifie la nature de l’espace public par sa nature même. Contrairement au café du XVIIIème siècle, au salon et à la presse des suivants, l’espace construit au sein de dispositifs électroniques est « procédural », parce que reposant sur du code qui définit des processus. Les deux auteurs analysent le fonctionnement de Slashdot à titre d’exemple de leur thèse. Evidemment, le problème du code informatique comme constitution du mode de fonctionnement de l’espace public, est qu’il n’est pas lisible par l’humain, et ne peut donc spontanément être discuté par eux. Le logiciel libre, peut-on en conclure, est précisément une tentative d’articuler avec précision ces deux types d’espace : discursif et procédural.